Éternités

« Une figure, qui pourrait être Manon, est accroupie recroquevillée avec une grande clé dans le dos. Elle est
perchée très haut sur une étagère (…)…un endroit dont il lui impossible de descendre. Elle est à la fois très jeune
et elle a aussi l’âge de l’humanité. » Gilles Aufray, La vie rêvée de Manon Lapière

L’avant première de ce projet, nommé « Éternités », a été présenté à Le LEM à Nancy, le 24 juillet 2015…

Ce projet a vu le jour grâce aux regards de Laurent Michelin (cie En Verre et Contre Tout) et de Brice Coupey (Cie Lalinéa, et d’autres). L’argile a été exploré. Travaillée. Mouillée. Modelée, déchirée, frappée. Puis caressée. Nous avons cherché ensemble à faire entendre le texte par le biais de cette matière.

Dans le silence qui dure des éternités, j’attends qu’on me remonte, qu’une main tourne la petite clé que j’ai dans le dos…  Quand quelqu’un ose tourner la clé, comme ça, pour voir ce que ça fait, ça commence à parler et à faire, des mots et des gestes oubliés. Sans filet, deux corps s’avancent l’un vers l’autre, l’aventure commence. Eternités : un solo marionnettique, comme un geste d’amour et d’acrobate, sur un fil, sans filet.

L’amour comme thème principal du spectacle. De l’amour, j’en explore tous les âges. Du début à la fin, il est question d’amour, puisque que le personnage est l’Amour. Il nait, grandit, vit et meurt, mais il est traversé par une force plus grande encore. Et puis, il y a le temps qui passe, qui fuit, qui nous échappe. C’est un temps court et pourtant tellement long. Il peut durer des éternités. C’est personnage qui a pris la poussière, qu’on a oublié, qu’on a laissé de côté. Il parle, et alors le temps file à toute vitesse. Le temps de parole s’écoule comme un sablier…

La suite…

 

Laisser un commentaire