Quelque part en Inde.

En 2012, je développe en parrallèle à ma formation au Théâtre aux Mains Nues un projet de voyage en Inde afin d’ étudier les marionnettes traditionnelles. Au fur et à mesure de mes recherches, le projet s’affine : il s’agira des marionnettes à fils du Rajasthan.

C’est grâce à Zazie Hayoun (metteur en scène) que je prends connaissance du stage organisé à Udaïpur sur ces marionnettes traditionnelles. Ce stage sera entre autre dirigé par Lala Bhaat, marionnettiste indien.

Voici donc le résultat d’une semaine de construction pour la réalisation d’une danseuse. Pour la première fois je faisais de la sculpture sur bois. Il y a eu une certaine appréhension, au début. J’étais guidée, le bois peut être assez impressionnant. Chaque morceau enlevé l’est définitivement. Et pourtant, petit à petit, un plaisir particulier à tailler le morceau de bois. C’est un moment de grande concentration pendant lequel toutes les pensées parasites s’évaporent. Un premier pas dans la sculpture qui m’a marqué. Il faut dire que le contexte, le palais d’Udaïpur, était plus que propice à cette expérience. Comme un écrin, ce lieu était d’une grande richesse. Historique déjà, mais pas seulement. L’ambiance générale de cette ville était marquée par la présence imposante du palais.

J’appréciais me balader dans la ville, des fois me perdre, une fois la journée finie. Sans oublier le traditionnel tchaï que nous prenions ensemble après le stage, en fin d’après midi.

Tête et chapeau en bois, corps en tissus.

 

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